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Cet artiste franco-irlandais peint des fresques incroyables ! : portrait d’Alexandre BERETTA !11 min read

Peintre muraliste franco-irlandais et athlète international irlandais de rollers et de patins à glace, Alexandre Beretta est un artiste complet, accompli et comblé ! 
Egalement créateur du mouvement international « YES WE CANut », Alex a la tête toujours pleine d’idées… mais toujours bien sur les épaules !

THE IRISH THEORY dresse aujourd’hui le portrait d’un artiste pluriel !

Bonjour Alexandre !

Tu as suivi une éducation artistique très poussée afin de concrétiser ton rêve : devenir peintre muraliste. 
Pourrais-tu nous parler de ta formation ?

Alexandre Beretta : « Après un bac scientifique à Paris, je rentre dans une école en communication visuelle qui ne me correspondait finalement pas. 
Suite à cette année, je rentre dans une école de dessin assez réputée, l’école Emile Cohl, basée à Lyon.
Après un an de formation dense et complète, je me spécialise pendant 3 ans dans la formation de fresques au sein de cette école. Diplômé depuis juin 2017, je parcours le monde pour peindre et partager mes expériences. »

Depuis 2015, tu as exposé ton art dans 22 pays !
L’Irlande a été une de tes premières destinations. 🙂
Pourrais-tu nous en dire plus sur l’oeuvre que tu y as réalisée ?

Alexandre Beretta : « J’ai peint, en juillet 2015, une fresque pour le Cavan County Museum.
Peinture présentant les highlights du musée sur un container du parking, un support assez grand pour une de mes premières commandes de fresques, et surtout pas évident de par sa nature (le container étant une surface très irrégulière avec des pleins et des creux alternés !).
Une bonne expérience pas évidente pour se faire la main, il n’y a rien de plus formateur ! »

Si tu devais réaliser une autre peinture murale en Irlande, où souhaiterais-tu la réaliser et pourquoi ? 🙂

Alexandre Beretta : « J’aimerais beaucoup peindre au festival de Street Art de Cork !
Le festival commence à être de plus en plus populaire localement en Irlande, mais aussi dans le milieu du street art.
Cela fait quelques années que j’essaie de postuler pour y peindre. J’aimerais beaucoup aussi peindre dans la région de ma famille, à Cavan. Une belle fresque maintenant que je suis plus expérimenté que lors de mon passage en 2015 et en juillet 2018 (pour donner des cours d’art à des enfants sans peindre moi-même). »

Pourrais-tu nous raconter des anecdotes intéressantes à propos de tes voyages ? 

Alexandre Beretta : « Il commence à y en avoir quelques-unes ! 🙂
Ce serait bien trop long malheureusement, mais mes rencontres les plus marquantes ont été aux Philippines, en Colombie, au Mexique et en Autriche. »

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Tu as un objectif très précis : faire une peinture murale dans chaque pays du monde !
En raison de la crise sanitaire COVID-19, il est difficile de voyager pour l’instant, mais à quelle destination penses-tu pour la suite et pour quelles raisons ? 

Alexandre Beretta : « J’essaie de peindre toujours dans les pays où je voyage, que ce soit de manière personnelle ou pour le sport (comme évoqué dans quelques questions).
La peinture est évidemment un prétexte pour voyager, qui me donne une porte d’entrée pour aborder la population sur place.
Je puise mon inspiration partout et tout le temps, de par ce que vois, ce que j’écoute, ceux que je vois/rencontre.
Je choisis mes futures destinations, soit par affinité, soit par coup du hasard : si, par exemple, lors d’une discussion quelconque, le mot « Antofagasta » (ville au Chili) est prononcé, cela me donnera l’envie de faire des recherches sur ce coin et d’essayer de trouver des contrats à distance, en écrivant, par exemple, à l’alliance française la plus proche, les associations culturelles, les bars, les restaurants, les hôtels sur place, etc…
Mes destinations se décident au gré des rencontres et discussions pour résumer. »

Parmi toutes tes fresques, si tu devais en citer une pour laquelle tu ressens une fierté particulière…

Alexandre Beretta : « Je dirais l’avant dernière que j’ai réalisée : Modern Poséidon pour le festival Street Art Magnac en octobre 2020 ! Une fresque, de 10m de haut pour 20m de long, peinte en seulement 5 jours (à un rythme de 12h de peinture par jour tout de même) !
En plus, j’ai réalisé deux ateliers en parallèle avec les enfants du village, venus peindre des pochoirs sur ma fresque.
Ce moment de partage était génial ! 🙂
Et fier d’avoir pu peindre une fresque aussi belle (en tout modestie) et surtout si grande en si peu de temps ! » 

Comment cherches-tu ton inspiration ?
Est-ce qu’elle te vient suivant un message que tu souhaites véhiculer ou suivant le choix d’un endroit ?Laisses-tu place parfois à l’improvisation ? 🙂

Alexandre Beretta : « Mes fresques sont toujours réalisées pour n’avoir du sens que là où elle sont peintes.
Mes tableaux, quant à eux, sont toujours basés sur un message un peu plus politique, écologique ou humoristique en fonction de l’envie (et l’actualité) du moment.
Mes peintures sont jonchées de symboles et de sens tout en essayant de les enrober d’une certaine esthétique.

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L’improvisation… Un mot qui me fait peur, mais qui me définit également… Disons que je ne pars jamais sur une fresque (ou une toile) sans avoir une maquette ou un croquis bien travaillé en amont, avec des recherches faites au préalable (tant en terme de symbolique que de couleurs ou d’esthétique).
En revanche, je laisse toujours place à un peu d’improvisation sur place afin de ne pas me sentir trop bridé dans ma créativité, selon l’humeur du moment (mais plus dans les détails, symboles ou motifs, par exemple).
L’improvisation et l’adaptation font partie intégrante du processus créatif, en tout cas, le mien. »

As-tu déjà réalisé une fresque dans des conditions difficiles ?

Alexandre Beretta : « Chaque fresque a ses moments difficiles.
Que ce soit dans la logistique ou dans les températures (très chaudes ou très froides).
Il n’y a pas de fresque qui se déroule à la perfection du début à la fin, il y a toujours un « truc qui cloche » à un moment.
Mais m’adaptant bien, je ne saurais pas dire quelle fresque a été la plus difficile en terme de conditions environnantes extérieures. »

Tu proposes diverses prestations, telles que les micro-conférences sur le street art, les fresques sur mesure, les peintures sur commande ou encore l’Art-Thérapie.
Tu ne manques pas d’idées ! 😀
As-tu d’autres envies en tête ? D’autres projets prévus en Irlande ?

Alexandre Beretta : « J’ai beaucoup d’idées et d’ambition.
Assoiffé de découvertes, j’aime expérimenter de nouvelles choses, sortir de ma zone de confort.
J’essaie sans cesse de me renouveler, donc je travaille sur plusieurs projets à la fois que je ne peux dévoiler tout de suite, mais que vous découvrirez en suivant mon actualité sur mes réseaux sociaux ! 🙂

Pour ce qui est de l’Irlande… C’est un peu en stand-by, je ne trouve pas de projets, bien que j’aimerais beaucoup revenir y peindre.
Le COVID-19 me coupe un peu l’herbe sous les pieds… 🙁
J’aimerais y revenir au moins pour revoir ma famille que je n’ai pas vue depuis 2 ou 3 ans (au lieu d’une moyenne d’une fois par an habituellement). »

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En plus de tes projets artistiques, tu es également un athlète de renommée mondiale. Pourrais-tu nous parler de tes activités sportives ?

Alexandre Beretta : « En plus de mes activités artistiques, je suis athlète prenant part à deux World Tours par année : le roller de descente extrême (World Skate Cross Series World Tour ; 9eme mondial 2018) et le patinage extrême de descente sur glace (le Red Bull Ice Cross World Tour; visant une qualification aux JO Hiver Milano Cortina 2026).

Les sports, bien qu’indépendants, sont exactement les mêmes, seul le « moyen de transport » varie.
Une piste d’un point A à un point B, séparés de virages serrés, de sauts, de trous et de divers obstacles pour une moyenne de 50-60 km/h.
Ces sports extrêmes et spectaculaires commencent à attirer l’engouement du public mondial !
Bien qu’au niveau mondial, je ne tire aucun revenu de ces activités. Totalement auto-financé, je dois sacrifier pas mal de courses, faute de budget, et donc, des points cruciaux au classement mondial.
Je cherche actuellement des sponsors et partenaires pour m’accompagner dans ces aventures ! »

Tu es le seul artiste au monde à pratiquer le « Rollerblading Painting ». Pourrais-tu nous en dire plus ?

Alexandre Beretta : « Lors de ma résidence artistique internationale aux Philippines il y a 3 ans, j’ai tout simplement voulu combiner mes deux passions et de là, est né le Rollerblading Painting, technique consistant à peindre au sol en n’utilisant que mes pieds, munis de rollers, en roulant sur la peinture. »

Découvrez le Rollerblading Painting !

Tu sembles particulièrement content de ton parcours ! Qu’est-ce qui pourrait te rendre encore plus heureux en 2021 ?

Alexandre Beretta : « La réouverture des frontières et plus de projets me permettant plus de sécurité financière, ça serait super !
Oh, et pouvoir retourner voir ma famille en Irlande évidemment ! »

Vous voulez suivre Alex sur les réseaux sociaux ?

Site web: alex-muralpainter.com
Site web (création du mouvement international YES WE CANut): https://alexberetta.wixsite.com/yeswecanut
Facebook: https://www.facebook.com/alexandre.beretta.lyon
Instagram: https://www.instagram.com/beretta.alex.art/?hl=fr

Envie de soutenir Alex dans ses projets ?

Si vous connaissez des contacts / partenaires / sponsors susceptibles d’aider Alexandre, n’hésitez pas à prendre contact avec THE IRISH THEORY via le formulaire de contact ou par e-mail : failte@theirishtheory.com ! Merci pour lui ! 🙂


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